Clark Terry, trompettiste


Clark Terry’s performance of « Mumbles » from The Legends of Jazz episode « The Golden Horns »

Clark Terry (né à Saint-Louis (Missouri) le 14 décembre 1920) est un musicien de jazz, trompettiste et joueur de bugle, dont la carrière s’étend sur une soixantaine d’années.

Biographie

Il débute sa carrière professionnelle à Saint Louis (Missouri) au début des années 1940. Après avoir joué dans un groupe de l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale, il intègre les groupes de Charlie Barnet, Charlie Ventura, et, en 1948, de Count Basie. Il influence alors des futurs grands comme Miles Davis et Quincy Jones, qui débutent juste leur carrière. Puis en 1951 il rejoint le célèbre orchestre de Duke Ellington, où il tiendra une place de soliste pendant 8 ans. Il découvre la France et l’Europe en 1959 et 1960 au cours d’une tournée avec l’orchestre de Quincy Jones (la comédie musicale « Free and Easy »), puis rentre aux États-Unis et accède au statut de célébrité nationale en devenant le premier afro-américain à jouer dans l’orchestre de NBC, et particulièrement dans The Tonight Show band. Il a également souvent joué et enregistré en tant que leader et sideman, particulièrement dans le quintette qu’il a co-dirigé avec Bob Brookmeyer.

Le musicien

Clark Terry est connu pour son jeu particulièrement joyeux et exubérant. Son charisme et sa personnalité chaleureuse se reflètent incroyablement dans sa musique, innovante et virtuose sur la forme, généreuse et sincère sur le fond. Malgré ses talents de soliste, il s’est vraiment fait un nom grâce à ses vocaux « scat » dans Mumbles, qui commence comme une parodie des vieux chanteurs de blues. Ces dernières années, il s’est de plus en plus investi dans la transmission de ses talents auprès des nouvelles générations de jazzmen, de par son enseignement et l’écriture de trois livres, et a reçu de nombreuses distinctions à ce titre.

Prix et décorations

* 1996 : honoré par le St. Louis Walk of Fame
* 2000 : Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres
* 2006 : Prix du Président de l’IAJE (International Association of Jazz Education)
* 1 Grammy Award
* 3 nominations aux Grammy Awards

Source: Wikipédia

Lucky Thompson, saxophoniste

http://www.youtube.com/watch?v=k_U_QwOAl20
Anthropology Thompson Lucky 1959
Lucky Thompson the famous American early bebop tenor saxophonist is on a visit to the Blue Note Club in Paris. In December 1959 this clip was recorded with the Bud Powell trio with Kenny Clarke on drums and Pierre Michelot on bass. Also an interesting guitar solo from Jimmy Gourley.

Lucky Thompson

Eli Thompson, connu sous le nom de « Lucky » Thompson, est un saxophoniste de jazz américain né le 16 juin 1924 à Détroit, Michigan, États-Unis et décédé le 30 juillet 2005 de la maladie d’Alzheimer.

Biographie

Lucky Thompson débute au sein d’un groupe vocal avant d’intégrer, en tant que saxophoniste ténor, les Bama State Collegians puis le grand orchestre de Lionel Hampton en 1943. À New York, il se produit dans les clubs de la 42nd Street aux côtés de Billy Eckstine, Erroll Garner et Slam Stewart avant de rejoindre les rangs du big-band de Count Basie (1944-1945). Il quitte l’orchestre pour se fixer en Californie, où il dirige diverses formations, généralement en accompagnement de vocalistes, et enregistre et se produit au sein du groupe de Dizzy Gillespie lors de la première visite du trompettiste sur la Côte Ouest.

Jusqu’en 1956, il se partage entre la direction de ses propres formations et des séjours, généralement assez courts, auprès de différents leaders : Boyd Raeburn, Count Basie à nouveau (1951), Thelonious Monk, le temps d’un enregistrement… De 1956 à 1962, il séjourne à Paris et enregistre tant avec les musiciens locaux (Martial Solal, Guy Lafitte) qu’avec les américains de passage (Bud Powell). À son retour aux États-Unis en 1962, il adopte le saxophone soprano. Il enregistrera de nombreux albums jusqu’en 1972, année où il semble abandonner la pratique musicale pour enseigner à la Dartmouth University avant de disparaître totalement.

En 1982, le magazine américain Cadence retrouve sa trace, en Caroline du Sud. Lucky Thompson disparaît ensuite à nouveau et, selon Johnny Griffin et Kenny Washington, est sans domicile fixe à Seattle, Washington, au début des années 1990. Au cours des années qui suivront, son décès est annoncé à plusieurs reprises.

Style

Lucky Thompson est un instrumentiste singulier et inclassable. S’il appartient clairement à l’école de Don Byas, son jeu présente un modernisme intermédiaire qui tranche tant avec le swing de l’orchestre de Count Basie qu’avec le bop de Dizzy Gillespie et désoriente les critiques de l’époque qui, ne parvenant pas à le classer dans une catégorie définie, ont tendance à le sous-estimer.

Au soprano, il a su se détacher tant de l’influence de Sidney Bechet que de celle de John Coltrane, et son jeu sur cet instrument n’est pas sans évoquer celui de Lester Young à la clarinette. Au tout début des années 1980, son vieil ami Milt Jackson lui propose de produire un album dont il serait le producteur, lui laissant la maîtrise totale de l’enregistrement, depuis le choix des musiciens jusqu’à la post-production, mais Lucky Thompson refuse, usé et dégoûté par le music-business.

Source: Wikipédia

Julian « Cannonball » Adderley, saxophoniste

http://www.youtube.com/watch?v=7v-GZrUIhag
Julian « Cannonball » Adderley Sextet – Jessica’s Birthday

SWR Studios, Baden-Baden, Germany, 1963 Julian « Cannonball » Adderley – Alto Saxophone Nat Adderley – Cornet Juseef Lateef – Tenor Saxophone, Oboe, Flute Joe Zawinul – Piano Sam Jones – Bass Louis
sur la télé allemande

Julian Cannonball Adderley

Nom     Julian Edwin « Cannonball » Adderley
Naissance     le 15 septembre 1928
Pays d’origine     à Tampa Floride États-Unis
Décès     le 8 août 1975
à Gary, Indiana États-Unis
Genre(s)     Jazz, Hardbop, Soul jazz

Julian Edwin « Cannonball » Adderley (né à Tampa (Floride) le 15 septembre 1928, mort à Gary (Indiana) le 8 août 1975) est un saxophoniste alto, et, accessoirement soprano de jazz.

Tout d’abord parkérien, mais sans la dimension tragique de ce dernier, il s’inspire aussi d’artistes plus classiques (Benny Carter, Johnny Hodges), en une combinaison originale, empreinte de lyrisme, de sens de la mélodie et du rythme, de légèreté et de rondeur. Sa sonorité riche et chaleureuse et sa volonté de conserver au jazz ses racines populaires, firent de lui l’un des chefs de file du soul jazz des années 1960.

Biographie

En 1944-48, il étudie au lycée de Tallahassee où il apprend la flûte, la trompette, la clarinette et l’alto, puis dirige un orchestre scolaire à Fort Lauderdale (1948-50). C’est là que son appétit lui vaut le surnom de « Cannibal » déformé plus tard en « Cannonball ». À l’armée, il rencontre Junior Mance et Curtis Fuller et dirige 36th Army Band, puis un combo à Washington, et enfin l’orchestre militaire de Fort Knox en 1952-53.

Confortablement installé en Floride où il enseigne la musique et dirige plusieurs formations locales, Cannonball Adderley n’émerge qu’en 1955. À l’occasion d’un voyage à New York, sa prestation ponctuelle au sein du groupe d’Oscar Pettiford au Café Bohémia le fait remarquer du label Savoy qui le signe et lui suggère de venir vivre à New York. On commence alors à l’entendre dans les jam sessions et dans des enregistrements de Kenny Clarke et de son frère Nat Adderley, puis, rapidement, sous son propre nom. Il est alors considéré comme « le nouveau Charlie Parker ». À l’instar de celui-ci, il fonde avec son frère Nat Adderley, trompettiste, pour EmArcy, un quintet, puis un sextet en 1959.

En 1958, il devient l’alto attitré de Miles Davis, pour enregistrer quelques uns des disques les plus importants de l’histoire du jazz moderne (Milestones, Porgy and Bess (1958), Kind of Blue (1959). Il invite à son tour Miles Davis sur son album Somethin’ Else sorti en 1958, ce sera l’une des rares apparitions phonographiques de Miles en tant que sideman ! Pendant 2 ans, il enregistrera avec John Coltrane, Gil Evans, Machito, Louis Smith, Paul Chambers, Kenny Dorham, Philly Joe Jones.

À partir de 1960, il enregistre presque exclusivement sous son propre nom et sous celui de son frère, en compagnie des pianistes Bobby Timmons, Hank Jones, Bill Evans, Wynton Kelly, Victor Feldman, des bassistes Paul Chambers et Sam Jones, des batteurs Albert Heath et Louis Hayes. Des « tubes » : « This here », « Sermonette’n Jive samba », « Mercy, mercy, mercy », produits notamment par David Axelrod, assurent le succès de ce groupe de hard bop.

À partir de 1968, Adderley, avec les pianistes Joe Zawinul et George Duke, verse dans une musique « bluesy » imprégnée de « funk » ou de « soul », prémices de toutes les évolutions commerciales du jazz.

Il meurt des complications cérébrales de son diabète.

Discographie personnelle

* The Adderleys: Cannonball & Nat (1955) (Savoy)
* Presenting Cannonball Adderley (1955) (Savoy)
* Julian Cannonball Adderley (1955) (EmArcy)
* In the land of hi-fi (1956) (EmArcy)
* Sophisticated swing: The Emarcy small group sessions (1956) (EmArcy)
* Cannonball en route (1957) (Mercury)
* Cannonball’s sharpshooters (1958) (EmArcy)
* Somethin’ Else (1958) (Blue Note)
* Alabama concerto (1958) (Original Jazz Classics)
* Jump for joy (1958) (EmArcy)
* Things are getting better (1958) (Riverside/OJC)
* Cannonball Adderley Quintet in Chicago (1959) (Verve) = Cannonball and Coltrane (Mercury)
* Cannonball Adderley collection, vol. 6: Cannonball takes charge (1959) (Landmark)
* The Cannonball Adderley quintet in San Francisco [live] (1959) (Riverside/OJC)
* Cannonball Adderley collection, vol. 1: Them dirty blues (1960) (Landmark)
* Cannonball Adderley collection, vol. 4: The poll winners (1960) (Landmark)
* Cannonball Adderley collection, vol. 5: The quintet at the Lighthouse [live] (1960) (Landmark)
* Them dirty blues (1960) (Capitol)
* Know what I mean? [ojc/riverside/milestone] (1961) (Original Jazz Classics)
* African waltz (1961) (Riverside/OJC)
* The quintet plus (1961) (Original Jazz Classics)
* Nancy wilson/Cannonball Adderley (1961) (Capitol)
* In new york [live] (1962) (Riverside/OJC)
* The lush side of Cannonball (1962) (Mercury)
* The Adderley brothers in new orleans (1962) (Milestone)
* Cannonball Adderley sextet live in belgium (1962) (Riverside)

* Cannonball Adderley collection, vol. 7: Cannonball in Europe (1962) (Landmark)
* Cannonball Adderley collection, vol. 3: Jazz workshop revisited [live] (1962) (Landmark)
* Cannonball Adderley collection, vol. 2: Bossa… (1962) (Landmark)
* Cannonball’s bossa nova (1962) (Riverside)
* Two for the blues (1963) (VSP)
* Live in japan (1963) (Riverside)
* Nippon soul [live] (1963) (Riverside/OJC)
* Jazz workshop revisited (1963) (Blue Note)
* Cannonball Adderley – live! (1964) (Capitol)
* Live with the new exciting voice of ernie andrews (1964) (Capitol)
* Fiddler on the roof (1964) (Capitol)
* Live session! (1964) (Capitol)
* Domination (1965) (Capitol)
* Great love themes (1966) (Capitol)
* Cannonball in Japan [live] (1966) (Capitol)
* Mercy, mercy, mercy! Live at ‘The Club’ (1966) (EMI)
* 74 miles away/walk tall (1967) (Capitol)
* Why am I treated so bad? (1967) (Capitol)
* Accent on Africa (1968) (Capitol)
* Country preacher « live » at operation breadbasket (1969) (Capitol)
* The happy people (1970) (Capitol)
* The price you got to pay to be free [live] (1970) (Capitol)
* Experience in E, tensity, dialogues (1970) (Capitol)
* In person [live] (1970) (Capitol)
* Black messiah [live] (1972) (Capitol)
* Music you all [live] (1972) (Capitol)
* Inside straight (1973) (Original Jazz Classics)
* Cannonball Adderley & friends (1973) (Capitol)
* Pyramid (1974) (Fantasy)
* Phenix (1975) (Fantasy)
* Lovers (1975) (Fantasy)
* Big man (1975) (Fantasy)

Source: Wikipédia

Curtis Fuller, tromboniste


Curtis Fuller in Kiev

Curtis DuBois Fuller (né le 15 décembre 1934 à Détroit) est un tromboniste de jazz.

Les parents de Fuller étaient jamaïcains et sont morts lorsqu’il était jeune. Il a donc été éduqué dans un ophelinat. A Detroit il était le camarade d’école de Paul Chambers et Donald Byrd. Il y a aussi connu Tommy Flanagan, Thad Jones et Milt Jackson.

Aprs son service militaire entre 1953 et 1955 (alors qu’il jouait dans un orchestre avec Chambers et les frères Cannonball et Nat Adderley), Fuller a rejoint le quintet de Yusef Lateef, également originaire de Detroit. En 1957 le quintet s’est rendu à New York et Fuller a enregistré ses premières sessions comme leader pour Prestige Records.

Alfred Lion de Blue Note Records l’a entendu jouer avec Miles Davis à la fin des années 1950 et lui a permis d’enregistrer comme sideman sur des sessions dirigées par Sonny Clark et John Coltrane; sa participation à l’album Blue Train est une référence. Fuller est particulièrement fier d’être le seul tromboniste à avoir enregistré aussi bien avec Coltrane, Powell et Smith, en août et septembre 1957.

Source Wikipédia

Elisabeth Kontomanou, chanteuse


Extrait de la soirée du 3 août 2009 au Cloître des Récollets à Bergerac
Elisabeth Kontomanou & Laurent Courthaliac au festival l’été musical en Bergerac

Je pense que vous l’aurez reconnu sur la photo de notre bandeau 😉

Elisabeth Kontomanou est une chanteuse de jazz française d’origine gréco-guineenne. Elle a travaillé avec des musiciens venus de tous horizons dont Michel Legrand, Mike Stern, John Scofield, Alain Jean-Marie, Jean-Michel Pilc, Daryl Hall, Franck Amsallem, Toots Thielemans, Richard Bona, Stéphane Belmondo, Jacques Schwarz-Bart ou encore Leon Parker.

Discographie

Embrace (1999)
Hands And Incantation avec le pianiste Jean-Michel Pilc (2000)
Midnight Sun (2004)
Waitin’ For Spring (2005)
A Week in Paris (A Tribute To Strayhorn) avec le pianiste Franck Amsallem (2005)
Back To My Groove (2007)
Brewin’ The Blues (2008)

Chet Baker, trompettiste et chanteur

http://www.youtube.com/watch?v=nchEXBimNlg
Chet Baker Live (Belgium 1964) : Time After Time

Chesney H. « Chet » Baker (né à Yale, Oklahoma, le 23 décembre 1929, et mort à Amsterdam, Pays-Bas, le 13 mai 1988) est un trompettiste, bugliste et chanteur de jazz.

Biographie

Sa famille s’installe en Californie en 1939. Chesney échange le trombone offert par son père contre une trompette (il idolâtre alors Harry James, trompettiste spectaculaire au style bien éloigné de celui qui sera le sien).

Il s’initie à la musique à Glendale (orchestre scolaire), puis se produit bientôt avec des orchestres de danse. Il se passionne surtout pour le saxophoniste Lester Young et ses suiveurs.

En 1946, engagé dans le 2980 Army Band stationné à Berlin, il découvre le Be bop (Dizzy Gillespie, Charlie Parker) et les orchestres modernes blancs de l’époque (Woody Herman, Les Brown, Stan Kenton).

Rendu à la vie civile en 1948, il étudie l’harmonie et la théorie musicale, mais s’engage de nouveau (1950 – Presidio Army Band à San Francisco), suite à une déception amoureuse. Premières jam-sessions avec Dexter Gordon et Paul Desmond.

En 1951, il est muté dans un bataillon disciplinaire, il déserte et se fait réformer pour inadaptabilité à la vie militaire. En 1952, il joue avec Vido Musso, Stan Getz et surtout Charlie Parker qui le choisit parmi une cohorte de jeunes trompettistes californiens pour l’accompagner dans une tournée sur la Côte Ouest de Los Angeles à Vancouver au Canada. Il grave ses premiers témoignages discographiques sous la responsabilité de Harry Babasin.

Cette même année, débute la collaboration avec le saxophoniste baryton Gerry Mulligan au sein d’un quartette sans piano (pianoless quartet), formation inhabituelle à l’époque. Le groupe, qui joue tous les lundis soirs au club « The Haig » à Hollywood pendant plusieurs mois, devient rapidement très populaire, grâce notamment à la merveilleuse entente musicale qui lie Mulligan et Baker. Début 1953, le saxophoniste Lee Konitz se joint au quartette à plusieurs reprises. Mulligan forme un tentette auquel participe Chet.

En juin 1953, Mulligan est arrêté pour détention de stupéfiants. Il est condamné à six mois de prison. Un mois plus tard, Chet Baker forme son propre quartet (1953-54) avec Russ Freeman au piano. De l’été 1953 à l’été 1955, Chet enregistre abondamment et dans divers contextes, quartet, sextet, septet, avec ensemble à cordes. Il est entouré par les pointures du Jazz West Coast tels Bud Shank, Zoot Sims, Jack Montrose, Shelly Manne. Mais un disque va connaître un véritable triomphe à travers tout le pays, c’est Chet Baker Sings (1954-1956). Chet devient une icône américaine, à la fois rebelle et fragile. Les magnifiques photos de son ami William Claxton contribuent à véhiculer cette image idéalisée de playboy. Avec ses premiers cachets, Chet achète ses premières automobiles. Une passion qui l’accompagnera toute sa vie. En 1954, Chet Baker est élu trompettiste de l’année par tous les référendums des magazines de jazz. Ce qui lui attirera quelques jalousies. Notamment de la part de certains musiciens noirs de l’époque, dont Miles Davis faisait peut-être partie. Il indique en effet dans son autobiographie [1] « Je crois qu’il savait qu’il ne le méritait pas plus que Dizzy ou beaucoup d’autres. Mais il savait aussi bien que moi qu’il m’avait beaucoup copié ».

En septembre 1955, il part pour la première fois en Europe. Il signe rapidement un contrat avec le label français Barclay. Il enregistre dès le mois d’ octobre avec son groupe des faces magnifiques composées pour la plupart par Bob Zieff. Quelques jours plus tard, son pianiste Dick Twardzik meurt d’overdose dans sa chambre d’hôtel. Accusé par les parents du pianiste, Chet accuse le coup mais décide pourtant de poursuivre la tournée et enregistre à la tête de diverses formations, surtout françaises.

Après sept mois en Europe, Chet revient aux États-Unis début 1956, et fait découvrir un nouveau style plus dur et plus mûr. Après une longue tournée sur la Côte Est, il revient à Los Angeles et grave de nombreux disques notamment aux côtés du saxophoniste Art Pepper (The Route (1956), Playboys (1956)). A la fin de l’année, il est arrêté pour la première fois en possession de stupéfiants. Au cours de l’année 1957, sa dépendance à l’héroïne se fait plus intense. En 1958, il signe avec le label Riverside et enregistre un album vocal et le très beau Chet avec Bill Evans et Philly Joe Jones.

De nouveau en Europe de 1959 à 1964, il est arrêté, emprisonné ou expulsé à plusieurs reprises en Allemagne et en Italie. Ses ennuis avec la justice sont largement couverts par la presse à scandales. Il rencontre aussi en Europe des amis, de nombreux musiciens et un public plus réceptif que le public américain. Il s’initie alors au bugle à Paris.

En 1965, il revient aux États-Unis et enregistre une série de disques pour le label Prestige. Sa popularité n’est plus celle des années 1950 et a des difficultés à trouver des engagements comme la plupart de ses confrères. En 1966, il est agressé par des dealers à San Francisco (mâchoire fracturée, nombreuses dents cassées). Dans l’impossibilité de jouer, il connaît une longue traversée du désert mais après plusieurs années de ré-apprentissage, il remonte sur scène en 1973.

De 1975 à sa mort, Chet Baker joue et enregistre abondamment en Europe et aussi aux États-Unis. Parmi les musiciens qui l’accompagnent, on peut citer les pianistes Phil Markowitz, Enrico Pieranunzi, Michel Graillier, Alain Jean-Marie ; les guitaristes Doug Raney, Philip Catherine et les contrebassistes Jean-François Jenny-Clark, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Riccardo Del Fra et Jean-Louis Rassinfosse.

Ses nombreux voyages s’achèvent par une mystérieuse chute de la fenêtre de sa chambre d’hôtel, survenue après la prise d’importantes quantités de cocaïne et d’héroïne, le vendredi 13 mai 1988 à Amsterdam, aux Pays-Bas.

Style

D’emblée témoignant délicatesse, fragilité, son style évolue dans la deuxième partie de sa carrière : son jeu semble souvent à la limite de la rupture, alternant léger staccato et legato, en de longues phrases sinueuses, sensuelles et vaporeuses, souvent dans le registre grave, soulignées par des effets de souffle et par la proximité du pavillon et du microphone. Il maitrise surtout à merveille l’art de la ballade (cf. les nombreuses interprétations de son thème fétiche : « My funny Valentine »).

Son chant présente les mêmes caractéristiques, même dans l’improvisation « scat », pourtant fort éloignée de l’exubérance d’un Dizzy Gillespie ou d’une Ella Fitzgerald.

Ses improvisations restent surtout dans un registre médium, il joue principalement les notes de sa tessiture vocale, loin des envolées suraiguës de Dizzy Gillespie.

Le bassiste Riccardo del Fra qui a longtemps joué avec Chet explique bien, dans le livre de Gérard Rouy consacré à Chet Baker, sa conception particulière de la musique :

« Je sentais chez lui une profondeur qui me bouleversait, j’ai aussi appris avec lui le contrôle de soi-même : c’est-à-dire essayer de faire l’essentiel. La perfection, on le sait, n’existe pas. Mais lui, quand il joue, il en est très proche. Et quand on joue avec lui, il faut vraiment servir la musique et se libérer de son ego. Disons que sa virtuosité est plus magique que technique. »

Au fil d’une existence digne d’un roman noir, son œuvre exprime, par antithèse, un lyrisme délicat et pudique.

Jimmy Raney

http://www.youtube.com/watch?v=u91YxJA50ms
en 1992 à Louisville

James Elbert « Jimmy » Raney était un guitariste et compositeur de jazz américain (Louisville, Kentucky, 1927 – 10 mai 1995). Son jeu de guitare bebop au phrasé legato caractéristique (longtemps qualifié de « cool ») et harmoniquement avancé (d’une esthétique proche de celle de l’école Tristano; grande utilisation du mode lydien) tel qu’on peut déjà l’entendre dans ses enregistrements dans les années 50, influença durablement des guitaristes tels que Jimmy Gourley, Ronnie Singer, Laro Sollero, René Thomas ou encore Sacha Distel.

Il a longtemps fait partie du quintet de Stan Getz.

Il a joué toute la première partie de sa carrière sur une Gibson ES-150 (modèle Charlie Christian), avant de l’abandonner au début des années 70 au profit de diverses guitares, notamment des Gibson ES-175.

Il est le père de l’excellent guitariste Doug Raney, qui joua entre autres dans un merveilleux trio avec Chet Baker avec NHØP à la contrebasse, et toujours actif.

Source: Wikipedia

1992 Louisville

Rosemary Phillips, chanteuse


Originaire des Barbades, Rosemary Phillips est une star du Jazz dans les Caraïbes ou elle s’est produite dans de nombreux festivals.

Elle a chanté avec le guitariste Michael Sealy qui a travaillé avec Sarah Vaughan et avec Alastair Kay, l’un des trompettistes d’Ella Fitzgerald. En 2000, elle a reçu le prix de « l’excellence dans la chanson et la poésie » décerné par le parolier de Harry Belafonte, Irving Burgie. Sa carrière internationale passe par les Clubs de Jazz de nombreux hôtels de Luxe en Russie, au Canada et à la Barbade ou elle promène son « Rosemary Phillips Show ». Elle se révèle lors du Festival de Jazz de Québec sur le thème « Les Divas du Jazz » avec Dianne Reeves comme tête d’affiche. En 2006, pour la célébration de l’indépendance de la Barbade, elle s’est produite devant plus de 6000 personnes, avec Jimmy Haynes, le Grammy Awards Winner de Steel Pulse. Sa prestation lors du Holetown Festival a attiré l’attention du BBC world qui l’a interviewée pour “Destination Music”, diffusé dans le monde entier en mai dernier.

En 2003, elle impressionne par son talent et sa personnalité Charles Loos (connu pour avoir joué, entre autres, avec Maurane, Chet Baker, Toots Thielman et Art Farmer…). Suite à une série importante de concerts dont le Music Village (Belgique) et au Frank Collymore Hall (Barbade), il est devenu le Directeur Musical de son troisième album « L’amour Comme Ça ». Le titre de ce disque provenant du nom de l’une des dernières chansons écrite par Charles Dumont, le compositeur d’Édith Piaf. Son premier enregistrement fut réalisé avec l’Orchestre Symphonique de Londres sous la direction de Saint-Preux

En juin 2006, elle a été invitée au centenaire de Joséphine Baker au Château des Milandes (France). Son interprétation des chansons de Joséphine avec l’orchestre de Jo Ganter et avec Dany Revel, l’un des pianistes de Joséphine, a été unanimement saluée par le public et la presse. Le lendemain, lors de l’inauguration du mémorial Baker le journal Sud Ouest écrivait au sujet de Rosemary Phillips « un frisson a parcouru la foule dès les premières paroles de ‘J’ai Deux Amours’, Joséphine Baker est à nouveau habitante des Milandes » . Plus qu’une simple interprète de Joséphine, elle est depuis plusieurs années, sur les traces de l’icône noire de l’anti-racisme et de la fraternité. Elle finit actuellement une thèse universitaire analysant les paroles chantées par les femmes de Jazz et du Blues dans leur contexte socio-historique.

Site officiel: http://www.rosemaryphillips.com/

Barre Phillips, contrebassiste


Barre Phillips & David Phillips duo bass

Barre Phillips & David Phillps: Father-son duo bass performed at the Deep Tones for Peace concert on April 26, 2009. The concert took place at two venues simultaneously: The Lab, in Jerusalem, Israel and the Manhattan School of Music in New York. The two venues were linked through a high-speed Internet connection and Polycom equipment.
In this duo, Barre is playing in Jerusalem and David in New York. They both see and hear each other with a delay of just over one second. It was part of the challenge and art of this duo to incorporate the delay into the performance. The video shown here was filmed in Jerusalem, showing Barre live and David projected on a large screen behind him.

Barre Phillips (né le 27 octobre 1934 à San Francisco) est un contrebassiste de jazz nord-américain.

Biographie:

Après avoir étudié les langues romanes à l’université de Berkeley, il s’installe en 1962 à New York City pour étudier la contrebasse classique avec Frederick Zimmermann. Barre Phillips a émigré en Europe en 1967. Il vit depuis 1972 dans le sud de la France.

Pendant les années 1960 il enregistre avec en particulier Jimmy Giuffre, Archie Shepp, Attila Zoller, Lee Konitz et Marion Brown. Au début de la décennie il fait également connaissance du pionnier du free jazz Ornette Coleman[1].

Son enregistrement de 1968 en solo (Journal Violone aux États-Unis, réédité sous les titres Unaccompanied Barre en Angleterre et Basse Barre en France) est le premier enregistrement d’un solo de contrebasse en musique improvisée. L’enregistrement de 1971 avec Dave Holland Music from Two Basses est probablement le premier enregistrement d’un duo de deux contrebasses en jazz[réf. nécessaire].

Il joue avec le groupe Gong puis fonde en octobre 1969 le groupe « The Trio » avec le saxophoniste John Surman et le batteur Stu Martin, qui se séparera deux ans plus tard. Dans les années 1980 et 1990 il joue régulièrement avec le « London Jazz Composers Orchestra » dirigé par Barry Guy. En 1991, il enregistre avec Ornette Coleman la bande originale du film Naked Lunch.

Phillips a joué avec les contrebassistes Peter Kowald et Joëlle Léandre, le guitariste Derek Bailey, le clarinettiste Theo Jörgensmann, les saxophonistes Peter Brötzmann, Alfred 23 Harth, Evan Parker, Michel Doneda et Joe Maneri et le pianiste Paul Bley.

Depuis les années 1970 il compose des musiques de films par exemple pour Jacques Rivette, Robert Kramer et des musiques de ballet pour Carolyn Carlson. Il a souvent travaillé avec la chanteuse Claudia Phillips, sa fille.

Source: Wikipédia

Yaron Herman, pianiste

http://www.youtube.com/watch?v=gkLmlDzTDaE

Yaron Herman Trio playing « Message in a bottle » (Sting) at the New Morning (Paris) on March 26, 2008. Matt Brewer (bass) & Gerald Cleaver (drums). Special guest : Dominic Miller (guitar).

Yaron Herman est un pianiste de jazz israélien né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv et résidant aujourd’hui à Paris, en France.

Biographie

Yaron commence à étudier le piano à l’âge de 16 ans avec le musicien de jazz Opher Brayer, qui utilise une méthodologie basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie. Deux ans plus tard, Yaron reçoit le prestigieux prix de « talent Junior » de la Rimon School of Jazz and Contemporary Music. Il commence à se produire en Israël au Tel-Aviv Museum, au Tel-Aviv Cinematek, au Camelot, au Givataim Theatre, au Beit Lesin Theatre ainsi qu’à l’Einav Center. A l’âge de 19 ans, il déménage à Boston, aux États-Unis, bien décidé à suivre les cours de la très renommée Berklee College of Music mais délaisse rapidement cette option pour commencer une carrière en France, à Paris. A 21 ans, il enregistre son premier album, Takes 2 to Know 1, avec Sylvain Ghio, produit pour le label Sketch.

Influences

Le style musical de Yaron Herman reflète l’influence de pianistes et autres musiciens de jazz tels que Keith Jarrett, Paul Bley, Lennie Tristano ou Brad Mehldau, d’artistes de pop moderne comme Björk ou Sting ainsi que de compositeurs de musique classique comme Alexander Scriabin ou Maurice Ravel. On retrouve d’ailleurs sur son album de 2007, A Time for Everything, des reprises de titres pop de Britney Spears (« Toxic »), Leonard Cohen (« Hallelujah ») ou encore The Police (« Message In A Bottle »).

Discographie

* Yaron Herman & Sylvain Ghio : Takes 2 to Know 1 (2003, Sketch)
* Yaron Herman : Variations (2006, Laborie Records)
* Newtopia Project : Suite Elegiaque (2006, Zig-Zag Territoires)
* Yaron Herman Trio : A Time for Everything (2007, Laborie Records)
* Yaron Herman Trio : Muse (2009, Laborie Records)

Source Wikipedia

Site officiel: http://www.yaron-herman.com/

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