pianistes

Yaron Herman, pianiste

http://www.youtube.com/watch?v=gkLmlDzTDaE

Yaron Herman Trio playing « Message in a bottle » (Sting) at the New Morning (Paris) on March 26, 2008. Matt Brewer (bass) & Gerald Cleaver (drums). Special guest : Dominic Miller (guitar).

Yaron Herman est un pianiste de jazz israélien né le 12 juillet 1981 à Tel-Aviv et résidant aujourd’hui à Paris, en France.

Biographie

Yaron commence à étudier le piano à l’âge de 16 ans avec le musicien de jazz Opher Brayer, qui utilise une méthodologie basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie. Deux ans plus tard, Yaron reçoit le prestigieux prix de « talent Junior » de la Rimon School of Jazz and Contemporary Music. Il commence à se produire en Israël au Tel-Aviv Museum, au Tel-Aviv Cinematek, au Camelot, au Givataim Theatre, au Beit Lesin Theatre ainsi qu’à l’Einav Center. A l’âge de 19 ans, il déménage à Boston, aux États-Unis, bien décidé à suivre les cours de la très renommée Berklee College of Music mais délaisse rapidement cette option pour commencer une carrière en France, à Paris. A 21 ans, il enregistre son premier album, Takes 2 to Know 1, avec Sylvain Ghio, produit pour le label Sketch.

Influences

Le style musical de Yaron Herman reflète l’influence de pianistes et autres musiciens de jazz tels que Keith Jarrett, Paul Bley, Lennie Tristano ou Brad Mehldau, d’artistes de pop moderne comme Björk ou Sting ainsi que de compositeurs de musique classique comme Alexander Scriabin ou Maurice Ravel. On retrouve d’ailleurs sur son album de 2007, A Time for Everything, des reprises de titres pop de Britney Spears (« Toxic »), Leonard Cohen (« Hallelujah ») ou encore The Police (« Message In A Bottle »).

Discographie

* Yaron Herman & Sylvain Ghio : Takes 2 to Know 1 (2003, Sketch)
* Yaron Herman : Variations (2006, Laborie Records)
* Newtopia Project : Suite Elegiaque (2006, Zig-Zag Territoires)
* Yaron Herman Trio : A Time for Everything (2007, Laborie Records)
* Yaron Herman Trio : Muse (2009, Laborie Records)

Source Wikipedia

Site officiel: http://www.yaron-herman.com/

Bobo Stenson, pianiste


Martin Speake’s « Change of Heart » with Bobo Stenson on piano, Steve Watts on double bass, Jeff Williams on drums and Martin Speake on alto saxophone.
Filmed at the Warwick Arts Centre on 15th February 2009 by Helen Petts.

Bo Gustav Stenson (plus connu comme Bobo Stenson) est un pianiste de jazz suédois né à Västerås en 1944.

Stenson se fait remarquer dès 1963, après avoir fait ses débuts à Västerås, lorsqu’il commence à accompagner les nombreux américains de passage à Stockholm, en particulier Sonny Rollins, Stan Getz et Gary Burton. Il collabore aussi étroitement avec Don Cherry dès l’installation du trompettiste en Scandinavie.

Les années 1970 ont été une période fructueuse pour Bobo Stenson. Il joue dans une multitude de formations, en particulier Rena Rama, avec Palle Danielsson, et un trio très populaire avec Arild Andersen et Jon Christensen, parfois agrémenté de Jan Garbarek.

En 1988, il se joint au Quartet de Charles Lloyd et en 1996 au sextet de Tomasz Stanko.

Il dirige actuellement son propre trio avec le contrebassiste Anders Jormin et le batteur Jon Christensen. Pour son disque Goodbye de 2005, il invite le batteur Paul Motian à venir remplacer Jon Christensen.

Bobo Stenson a reçu en 2001 le Prix Bobby Jaspar de l’Académie du Jazz, qui récompense l’ensemble de l’œuvre d’un soliste européen.

Source: Wikipedia

Brad Mehldau, pianiste


Jazz Festival Vitoria-Gasteiz 2006 Brad Mehldau – piano Larry Grenadier – bass Jeff Ballard – drums
Bradford Alexander Mehldau est un pianiste américain né à Jacksonville en Floride le 23 août 1970.

Biographie

Il grandit dans une famille d’adoption et étudie le piano dès l’âge de six ans, travaillant le répertoire classique jusqu’à 14 ans. Dès le début de son adolescence, parti dans l’État du Connecticut, son attention se concentre sur le rock et le jazz. Il se distingue déjà en gagnant un prix à la célèbre Berklee College of Music.

En 1988, il arrive à New York et intègre le département « Jazz et Musique Contemporaine » de la New School of Social Research. Il prend egalement des cours de composition. Il a pour professeurs de piano Fred Hersch et Kenny Werner.

Il rencontre également Jimmy Cobb (batterie), avec qui il travaillera la rythmique. Il participera quelque temps à son quartet.

Après de nombreuses collaborations avec de jeunes musiciens de la scène new-yorkaise, sa carrière débute véritablement en 1994 lorsqu’il intègre le quartet du saxophoniste Joshua Redman, avec Brian Blade à la batterie et Christian McBride à la basse. Un album est enregistré : Moodswings.

En 1995, Brad enregistre son premier album pour Warner. On y retrouve deux trios différents : la section rythmique du Joshua Redman Quartet et ce qui deviendra par la suite le Brad Mehldau Trio avec Larry Grenadier (basse) et l’espagnol Jorge Rossy (batterie).

Suivent une dizaine d’albums en trio et en solo, studio ou live.

Hormis ces enregistrements, Brad Mehldau a participé en side-man à un grand nombre de projets avec Charlie Haden, Lee Konitz, Renée Fleming, Fleurine (sa femme), Kurt Rosenwinkel, Joel Frahm, Pat Metheny… Il a également participé à plusieurs musiques de films : Eyes Wide Shut, Ma femme est une actrice…

Le trio reste formé jusqu’en 2005 (dernier enregistrement House On Hill publié en 2006), année qui voit le départ de Jorge Rossy et son remplacement par Jeff Ballard. La nouvelle formation enregistre l’album Day is Done qui sort en septembre 2005.

Reprises

En dehors de ses propres compositions et des reprises de grands classiques du jazz, Brad Mehldau a repris quelques une des plus belles chansons des courants rock et pop. Parmi celles-ci on peut citer Radiohead (Paranoid Android, Exit Music (For a Film), Everything in its right place et Knives Out), Nick Drake (Things Behind The Sun, River Man et Day is Done), The Beatles (Martha My Dear, She’s Leaving Home, Mother Nature’s Son, Dear Prudence et Blackbird), Oasis (Wonderwall) ou encore Chico Buarque (O Que Sera). Dans un autre registre, il a également souvent repris les frères Gershwin (Someone To Watch Over Me, How Long Has This Been Going On et Long Ago and Far Away). La fréquence de ses reprises est d’environ une à trois par album.

Source : Wikipédia

Site Web     http://www.bradmehldau.com/

Tommy Flanagan, pianiste


Tommy Flanagan – Smooth as the Wind from Billy Taylor’s show, Jazz Counterpoint

Tommy Flanagan, né le 16 mars 1930 à Détroit (Michigan), mort le 16 novembre 2001 à New York, était un pianiste américain de jazz.

Il est parfois appelé Tommy Lee Flanagan.

Il s’est principalement illustré comme pianiste accompagnateur de talent, notamment lors de tournées avec Ella Fitzgerald (1963–65 et 1968–78), mais il a également activement participé a certains enregistrements historiques comme par exemple Giant Steps de John Coltrane, Saxophone Colossus de Sonny Rollins et The Incredible Jazz Guitar de Wes Montgomery ainsi qu’à de nombreux festivals comme à Montreux en 1977 où il gratifie le public d’un formidable Blue Bossa (cf. discographie). Il jouait également de la clarinette (qui était son premier instrument), du saxophone, de la contrebasse et du vibraphone.

Sous son nom, le Tommy Flanagan Trio (avec le bassiste Wilbur Little et le batteur Elvin Jones) sort son premier album: Tommy Flanagan Trio Overseas en 1957. Toujours en tant que leader il enregistre avec d’autre grands noms comme Tal Farlow et Red Mitchell…

Le style de Tommy Flanagan était à la fois « modeste » et extrêmement musical. Il incarnait les principales qualités citées en jazz: le swing, la sophistication et le choix judicieux des harmonies, les inventions mélodiques, la sonorité du blues et bien sûr l’humour! Comme le laisse comprendre sa discographie, il apparait sur de nombreux albums novateurs dans l’histoire du jazz (son malheureux solo sur le très rapide et harmoniquement complexe Giant Steps est un des rares enregistrements, sinon célèbre, de l’imperturbable pianiste surpris par l’instant).

Durant sa carrière il fut nominé quatre fois aux Grammy Awards (deux fois pour la meilleure performance jazz en groupe et deux fois en tant que soliste).

Il décède le 16 novembre 2001 d’un anévrisme.

Discographie

* 1956 : Saxophone Colossus (Sonny Rollins)
* 1957 : Oversea
* 1957 : The Cats
* 1960 : Moodsville
* 1960 : Giant Steps (John Coltrane)
* 1975 : The Tokyo Recital
* 1977 : The Best of Tommy Flanagan
* 1977 : Montreux 1977
* 1977 : Eclypso
* 1978 : Something Borrowed, Something Blue
* 1978 : Plays the Music of Harold Arlen
* 1979 : Our Delights
* 1980 : Super Session
* 1981 : The Magnificent
* 1982 : In Memory of John Coltrane
* 1982 : Confirmation
* 1987 : Thelonica
* 1990 : Jazz Poet
* 1991 : Beyond the Blue Bird
* 1993 : Let’s Play the Music of That Jones
* 1994 : Little Pleasure
* 1994 : Lady Be Good… For Ella
* 1995 : Flanagan’s Shenanigans
* 1997 : Sea Changes
* 1998 : Sunset And The Mockingbird, the Birthday Concert

Source: Wikipédia

Joe Sample, pianiste et compositeur

Recording Street Life avec Randy Crawford

Joe Sample est un pianiste, claviériste et compositeur de jazz américain né le 1er février 1939 à Houston, au Texas. Il a été l’un des membres fondateurs des Crusaders. Il joue du piano depuis ses 5 ans. Depuis la fin des années 1980, Sample mène avec succès sa carrière solo et a joué sur les albums de nombreux artistes et groupes tels que Miles Davis, George Benson, Jimmy Witherspoon, B.B. King ou encore Steely Dan. Ces dernières années, il a enregistré des albums en commun avec d’aurtes artistes comme le tromboniste suédois Nils Landgren ou les chanteuses soul/jazz Lalah Hathaway et Randy Crawford, cette dernière étant d’ailleurs connue pour avoir chanté sur Street Life des Crusaders.

Source: Wikipedia

J’ai eu la chance de voir ces deux là au Parc Floral, c’était tout simplement magique 🙂

Erroll Garner, pianiste

http://www.youtube.com/watch?v=ReE8mhZdToA
Erroll GARNER Suède 62 « One Note Samba »

Erroll Louis Garner
(15 juin 1921 – 2 janvier 1977 à Los Angeles) était un pianiste de jazz dont le style mélodique typique lui valut une grande popularité, ainsi que l’admiration de ses maîtres.

Biographie

Né à Pittsburgh, Pennsylvanie, États-Unis le 15 juin 1921, Erroll commença à jouer du piano à l’âge de trois ans. Autodidacte, il joua tout d’abord dans l’ombre de son frère lui aussi pianiste (Linton Garner) puis il débarqua à New York en 1944. Il travailla un temps avec le bassiste Slam Stewart (il se servit du morceau Play Fiddle Play pour composer son fameux Play Piano Play), ainsi que son trio habituel (Eddie Calhoun, son ami d’enfance contrebassiste, et le batteur Fats Heard).

Son oreille et sa technique impressionnantes dues à une forte prédisposition naturelle lui ont permis de faire une carrière internationale. Son style était réputé pour son incroyable swing, même si certains de ses meilleurs enregistrements demeurent des ballades, telles que Misty, la plus connue d’entre elles. Son disque le plus célèbre est Concert By The Sea. Erroll Garner jouait avec un fameux décalage d’un quart de temps entre les deux mains, si bien que son style est extrêmement difficile à imiter bien que tout pianiste ait essayé (2 ou 3 notes suffisent à reconnaître son jeu).

Œuvres

L’enregistrement Concert by the Sea de 1955, avec Eddie Calhoun à la basse et Denzil Best à la batterie compte parmi ses meilleurs albums. D’autres sont très brillants tels que Long Ago and Far Away (1951) et Magician (1974), dans lesquels il interprète avec son style légendaire un grand nombre de standards.

Discographie

* First recording 1944
* 1953 classics
* In the mood for love
* Contrasts
* Easy To Love
* Erroll Garner Trio
* Penthouse serenade
* Serenade to Laura
* Concert By the Sea
* One Worl Concert Seattle 1963
* Paris Impessions 1958
* The One and Only 1953-1956
* En Europe Cheek to Cheek 1964
* DVD – In Performance (US zone 1)

Source: Wikipédia

McCoy Tyner, pianiste

McCoy Tyner – Giant Steps
A solo piano performance of John Coltrane’s Giant Steps, by McCoy Tyner, 1996, Hamburg.

McCoy Albert Tyner est un pianiste et compositeur de jazz américain né le 11 décembre 1938 à Philadelphie (Pennsylvanie)[1].

Biographie

Fils d’une pianiste, McCoy Tyner étudie successivement à la « West Philadelphia Music School » et la « Granoff School of Music ». Voisin des pianistes Richie et Bud Powell, il peut profiter de leurs conseils sur la manière d’aborder le « piano jazz ».

En 1959, il est le pianiste du « Jazztet » co-dirigé par Benny Golson et Art Farmer.

De 1960 à 1965, il joue dans la formation de John Coltrane. Avec Coltrane, il enregistre de nombreux albums (en quartette, en quintette, avec un big band arrangé par Eric Dolphy,…) pour les labels « Atlantic » puis « Impulse ». Le quartette composé de John Coltrane au saxophone, Tyner au piano, Jimmy Garrison à la contrebasse et Elvin Jones à la batterie est l’un des plus célèbre de l’histoire du jazz. Ce groupe reste encore aujourd’hui la figure la plus emblématique du jazz modal.

À la même période, il enregistre comme sideman dans des disques hard bop pour le label « Blue Note », accompagnant, entre autres, Freddie Hubbard, Lee Morgan, Stanley Turrentine, Grant Green, Hank Mobley, Donald Byrd, Joe Henderson et Wayne Shorter.

À partir de 1966, Tyner, enregistre essentiellement sous son nom. De 1966 à 1971, même s’il continuer à enregistrer pour « Blue Note », il connaît une période difficile. Il joue dans des orchestre de rhythm and blues et est un temps accompagnateur d’Ike et Tina Turner.

À partir de 1972, il signe avec le label « Milestone », pour lequel il enregistre abondamment avec ses propres formations. Ces disques, en particulier « Sahara » (1973), relancent la carrière du pianiste. On peut citer, comme musiciens ayant participé aux groupes du pianiste dans les années 1970, les saxophonistes Sonny Fortune, Azar Lawrence, Gary Bartz, le violoniste John Blake et le batteur Alphonse Mouzon. Sa musique alors mêle les esthétiques du jazz modal, du hard bop, du jazz fusion et du free jazz. En 1978, il fait une tournée remarquée avec le « Milestone jazzstars » (Sonny Rollins au saxophone ténor, Ron Carter à la contrebasse et Al Foster à la batterie).

Depuis, McCoy Tyner continue une carrière prolifique enregistrant pour Columbia, Blue Note, Elektra et d’autres labels.

Bill Evans, pianiste


Bill Evans : piano, Larry Bunker : drum , Chuck Israel : bass.

Bill Evans (William John Evans), né le 16 août 1929 à Plainfield dans le New-Jersey aux États-Unis et décédé le 15 septembre 1980 à New York, était un pianiste de jazz américain .

Ne pas confondre avec son homonyme, Bill Evans, saxophoniste né en 1958.

Biographie

Bill Evans est né le 16 août 1929 à Plainfield (New-Jersey). Son père, d’origine galloise, et sa mère, d’origine russe, sont mélomanes. Ils lui font étudier le piano et, en « second instrument », le violon (qu’il abandonnera au bout de deux ans) puis la flûte. Adolescent, il commence à s’intéresser au jazz, et en particulier à Bud Powell, Nat King Cole, George Shearing et Lennie Tristano ; il joue dans des orchestres amateurs locaux. Il poursuit ses études musicales au Southern Louisiana College dont il sort primé en 1950. Après un bref passage dans l’orchestre du clarinettiste Herbie Field, il passe trois ans dans l’armée, comme flûtiste, en garnison à Fort Sheridan. Il gardera toujours de ces années un souvenir amer.

Libéré en 1954, il commence à jouer et à enregistrer avec des orchestres new-yorkais mineurs, tout en prenant des cours de composition à la Mannes School of Music.

En 1955, il est remarqué par le compositeur et théoricien du « concept lydien » George Russell qui fait appel à lui pour l’enregistrement de l’album Jazz Workshop avec son « jazz smalltet » (1956) puis du titre All about Rosie sur l’album collectif Brandeis Jazz Festival (1957). Russell et Evans se retrouveront ultérieurement pour d’autres albums : New-York, N.-Y. (1958), Jazz in the space age (1960), Living time (1972).

En septembre 1956, il enregistre sous son nom, pour le label Riverside (avec pour producteur Orrin Keepnews), New jazz conceptions en trio avec Teddy Kotick à la contrebasse et Paul Motian à la batterie. Si Bill Evans n’a pas encore trouvé « l’interplay » qui caractérisera son approche du trio jazz, il fait déjà montre dans cet album de sa technique d’harmonisation novatrice.

Cet album et son travail avec Russell l’ayant fait connaître, Bill Evans devient un musicien de studio très demandé et de nombreux musiciens font appel à ses services : Don Elliott, Eddie Costa, Jimmy Knepper, Helen Merrill, Charles Mingus,…

Entre février et novembre 1958, il fait partie, aux côtés de John Coltrane et Cannonball Adderley du sextet régulier de Miles Davis. En 1959, le trompettiste le rappelle pour l’enregistrement du célèbre album Kind of Blue. Miles Davis a toujours reconnu l’importance de l’apport d’Evans pour ce disque phare du jazz modal.

Après cet intermède chez Miles Davis, Bill Evans reprend une intense carrière de sideman – qu’il n’arrêtera qu’en 1962, date de son contrat avec Verve – enregistrant avec, entre autres, Cannonball Adderley, Michel Legrand, Art Farmer, Chet Baker, Lee Konitz, John Lewis, Oliver Nelson, Kai Winding, J.J. Johnson et Bob Brookmeyer.

Parallèlement, bien que n’ayant pas de trio régulier, il enregistre sous son nom des albums utilisant cette formule : Everyboby digs Bill Evans (1958) et Green Dolphin Street (1958 – non publié à l’époque).

En 1959, il forme un trio régulier avec le contrebassiste Scott LaFaro et le batteur Paul Motian. Les trois partenaires, rompant avec la tradition où contrebassiste et batteur se cantonnaient à un rôle d’accompagnement, se livrent à une véritable « improvisation à trois ». C’est cet « interplay » – cette synergie constante entre les trois musiciens – qui fait la spécificité et la modernité de ce trio.

Les trois complices enregistrent quatre disques : Portrait in jazz (1959), Explorations (1961) et surtout deux albums mythiques issus d’une même séance au Village Vanguard de New-York Waltz for Debby et Sunday at the Village Vanguard (25 juin 1961). Malheureusement, Scott LaFaro trouve la mort dans un accident de la route dix jours après l’enregistrement de ces disques.

Profondément affecté par la mort de LaFaro, Bill Evans, même s’il continue sa carrière de sideman (albums comme accompagnateur de Mark Murphy, Herbie Mann, Tadd Dameron, Benny Golson, etc.), n’enregistre rien en trio pendant presque un an. Sous son nom, il enregistre, en duo avec Jim Hall, l’album Undercurrent.

Il faut attendre mai 1962 pour le retrouver en studio en trio avec cette fois Chuck Israels à la contrebasse et Paul Motian à la batterie. Sont issus de ces séances les albums How my heart sings et Moonbeams. Si la musique est toujours magnifique, le trio est moins novateur (Chuck Israels a une approche plus traditionnelle du rôle du contrebassiste que son prédécesseur).

Fin 1962 – début 1963, il enregistre ses derniers albums pour le label Riverside : Interplay en quintet avec Freddie Hubbard et Jim Hall), Loose Bloose (en quintet avec Zoot Sims et Jim Hall – non édité à l’époque), At Shelly-Manne’s Hole (en trio avec Chuck Israels et Larry Bunker), et 13 titres en solos (The solo sessions. vol. 1 & 2 – non édités à l’époque).

Evans signe avec « Verve-MGM ». Pour « Verve », Bill Evans va continuer à enregistrer avec ses trios réguliers, mais Creed Taylor, alors producteur du label, va le pousser à diversifier sa production (albums avec d’autres « vedettes » de la marque, en solo, en re-recording, avec orchestre symphonique,…) parfois pour le meilleur… et parfois pour le pire (le poussif album musak Bill Evans plays the themes of the VIPs and other great songs).

Entre 1962 et 1969, le personnel du trio « régulier » d’Evans est assez souvent remanié. Entre 1962 et 1965, Chuck Israels est parfois ponctuellement remplacé à la contrebasse par Gary Peacock (Trio 64) et le vétéran Teddy Kotick. A partir de 1966 et pour 11 ans, c’est Eddy Gomez qui occupera le poste de contrebassiste.

Comme batteurs se succèdent, entre autres, Larry Bunker (Live – 1964, Trio ’65), Arnie Wise (At Town Hall – 1966), Philly Joe Jones (California, Here I come – 1967), Jack DeJohnette (At the Montreux jazz Festival – 1968) et, plus brièvement, Joe Hunt et John Dentz. En 1969, le batteur Marty Morell rejoint le trio pour y rester jusqu’en 1975.

Durant cette période, lors de tournées européennes, Evans se déplace parfois sans ses accompagnateurs réguliers et fait appel alors à des musiciens « locaux » : Palle Danielsson, Niels-Henning Ørsted Pedersen, Alan Dawson, Rune Carlsson (1965), Alex Riel (1966),…

Pendant sa « période Verve », Evans enregistre avec d’autres formules que son « trio régulier ». En solo, Alone (1968). En re-recording, le remarquable Conversation with myself (1963), puis Further conversations with myself (1967). Avec orchestre à cordes (sous la direction de Claus Ogerman) et trio, With symphony orchestra (1965). Avec d’autres musiciens, Gary MacFarland (1962), Stan Getz (1964), Monica Zetterlund (1964), Jim Hall (Intermodulation – 1966), Shelly Manne (Empathy – 1962 – et A simple matter of conviction – 1966), Jeremy Steig (What’s new – 1969). La « période Verve » se termine par l’album From Left to right (1970), un enregistrement assez discutable (plus proche du « easy listening » que du jazz) où Bill Evans, accompagné par un orchestre à cordes, utilise pour la première fois le piano électrique « Fender Rhodes ». À partir de cette date, c’est Helen Keane (agent artistique d’Evans depuis 1962) qui va « coacher » intégralement la carrière du pianiste (c’est à elle qu’on doit, par exemple, l’organisation des deux sessions avec Tony Bennett, crooner dont elle était aussi l’agent).

Entre 1969 et 1975, Bill Evans se produit essentiellement avec Eddie Gomez et Marty Morell. Ce trio enregistre de nombreux albums : entre autres, Jazzhouse, You’re gonna hear to me (1969), Montreux II (1970), The Bill Evans album (1972), The Tokyo concert (1973), Since we met, Re : person I knew, Blue in green (1974). Si la musique reste excellente, une certaine routine s’installe.

Durant cette période, Bill Evans participe à deux enregistrements assez éloignés de ses productions habituelles : Living Time, une composition expérimentale pour piano et grande formation de George Russell (1972) et Symbiosis (1974), un concerto pour piano et orchestre de Third stream composé par Claus Ogerman. Il enregiste aussi à cette époque deux albums en duo avec Eddie Gomez (Intuition – 1974 – Montreux II – 1975 ) et un solo (Alone – 1975).

En 1976, Marty Morell est remplacé à la batterie par le discret mais subtil Eliot Zigmund. Le trio ainsi composé retrouve un second souffle et enregistre I Will Say Goodbye (1977) et l’élégiaque You Must Believe in Spring (1977 – édité après la mort du pianiste). Les trois hommes enregistrent aussi Crosscurent (1977) avec Lee Konitz et Warne Marsh.

Eddie Gomez quitte Evans en 1978. Après avoir testé de nombreux contrebassistes (Michael Moore, Michel Donato,…), Evans engage le jeune Marc Johnson. C’est à cette époque qu’est enregistré l’album en quintet Affinity avec Toots Thielemans et Larry Schneider. Pendant une brève période, le « vétéran » Philly Joe Jones occupe, une fois de plus, le poste de batteur, avant qu’Evans embauche un autre jeune musicien, Joe LaBarbera.

L’association Evans-Johnson-LaBarbera est le dernier trio du pianiste et l’un des meilleurs. Bill Evans qui, par ailleurs, a considérablement modifié son style pianistique retrouve avec ses jeunes nouveaux complices « l’interplay » qui manquait parfois à certains des trio précédents. Il n’existe pas d’enregistrement « studio » de cette formation, par contre le trio a été très abondamment enregistré en clubs ou en concerts (The Paris concert. ed. 1 & 2, Turn out the stars : the final Village Vanguard recordings, Consecration : the complete collection,…).

La musique de ce trio est le « chant du cygne » du pianiste. Le 15 septembre 1980, à 51 ans, souffrant d’une hépatite mal soignée, le corps usé par une trop longue addiction à la drogue (héroïne dans les années 60-70, cocaïne à la fin de sa vie), Bill Evans meurt des suites d’une hémorragie interne.

S’il n’a jamais fait partie de « l’avant-garde », Bill Evans a profondément révolutionné l’approche du trio et du piano « jazz ». Il a su incorporer dans son discours une certaine « couleur harmonique » provenant de ses influences classiques (les impressionnistes français, Chopin, Scriabine, Rachmaninov, …). Son art du voicing (choix des notes pour les accords), son sens des subtilités rythmiques (accentuations, polyrythmie, displacement,…) et de la mélodie alliés à une extrême sensibilité font de lui un des pianistes majeurs de l’histoire du jazz. Son répertoire était constitué, en grande partie, de chansons de Broadway et Tin Pan Alley – dont de nombreuses valses – , qu’il reprenait inlassablement, mais il a aussi été un compositeur inspiré. Nombre de ces thèmes sont devenus des standards du jazz : Waltz for Debby, Very early, Turn out the stars, Time remembered, etc.

Source: Wikipédia

Art Tatum, pianiste

Art Tatum plays Humouresque (Dvorak)
Arthur Jr Tatum dit Art Tatum (13 octobre 1909- 5 novembre 1956) est un pianiste de jazz.

Biographie
Arthur Jr Tatum naît le 13 octobre 1909 à Toledo (Ohio), dans une famille musicienne. Il étudie d’abord le violon et la guitare, puis le piano. Art Tatum est presque complètement aveugle ; autodidacte[1], il utilise le braille et reproduit la musique qu’il entend sur les disques. À l’adolescence, il joue déjà professionnellement du piano à Toledo. Mais il commence vraiment ses débuts professionnels en 1926. Sa musique est influencée par celle de Fats Waller[2].

Il est engagé par Speed Webb en 1928, puis, de 1929 à 1930, va jouer dans son propre show de radio. En 1932 à New York, il accompagne la chanteuse Adélaïde Hall.

Ses premiers enregistrements datent de mars 1933, et Art Tatum y révèle un style de piano complètement différent et beaucoup plus complexe que le style de l’époque. Puis, de 1934 à 1941, il enregistre de nombreux disques pour Decca. Il fait quelques disques avec Joe Turner et il joue dans des clubs à Chicago et à Cleveland. Art Tatum devient à cette époque une figure majeure du jazz et va faire des tournées dans tous les États-Unis et même en Angleterre (il joue au Ciro’s club de Londres).

Art Tatum forme avec le guitariste Tiny Grimes et le bassiste Slam Stewart un trio de jazz extrêmement populaire. Pendant les années 1940, il fait une tournée en Amérique du Nord. Il est couronné d’un « Gold Award » en 1944 par une revue nommé Esquire, et il joue au premier concert de jazz donné au Metropolitain de New York. Il donne des concerts sur la 52e rue en trio[3]. Ce fut le seul succès de son vivant. Il apparaît très brièvement (13 secondes !) dans le film The Fabulous Dorseys, en 1947. Art Tatum grave une série de solos pour le label Capitol en 1949. Ce fut sûrement la période la plus aboutie de son art.

Art Tatum enregistre de nombreux disques pour Norman Granz, de 1954 à 1956, en solo comme The solo masterpieces ; mais aussi avec Lionel Hampton, Buddy Rich, Benny Carter, Ben Webster (dont les enregistrements avec Art Tatum furent une grande réussite ). Une tournée européenne est annoncée.

Art Tatum meurt d’une crise d’urémie, le 5 novembre 1956.

Il est considéré comme un des pianistes les plus importants du jazz. Il inspirait beaucoup de respect (notamment de la part de Fats Waller, Vladimir Horowitz et même de Serge Rachmaninov), et il reste une référence de nos jours.

Il était largement reconnu pour sa virtuosité et ses improvisations créatrices. La légende veut qu’un jour, quand il entra dans un club où Fats Waller donnait un concert, ce dernier déclara : « C’est moi qui joue ce soir, mais Dieu est avec nous dans la salle. »

Source: Wikipedia

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