Louis Jordan, chanteur et saxophoniste

http://www.youtube.com/watch?v=DCWUvI7yKtQ

Louis Jordan (né le 8 juillet, 1908 – mort le 4 février, 1975) était un musicien de jazz, blues et R&B américain. Il a reçu le sobriquet « Roi du juke-box » grâce à sa grande popularité, qui a duré des années 1930 jusque vers les années 1950. Il était un des premiers musiciens noirs à obtenir un grand succès dans le marché musical blanc des États-Unis.

Ses disques les plus connus sont probablement Caldonia (aussi émis sous le titre Caldonia Boogie) et Is You Is or Is You Ain’t My Baby?. Il a influencé Chuck Berry, Little Richard, et Bill Haley, entre autres.

Biographie

Débuts

Louis Jordan est né le 8 juillet à Brinkley, dans l’Arkansas. Son père, Jim Jordan, est musicien et joue dans le Tennessee. Vers l’année 1918, Louis va de temps en temps jouer de la clarinette et du saxophone chez les Rabbit Foot Minstrels, parfois avec son père. Il est premièrement scolarisé au collège local, puis, vers 1925, il va dans l’Arkansas Baptist College à Little Rock, avec les options musique et sport. Là, il pratique plusieurs instruments à anche, avec comme préférence le saxophone Alto. Il arrête le collège en 1928. La même année, il est engagé chez les Imperial Serenaders, dirigé par Jimmy Pryor.

Lors de sa première vraie tournée à New York en 1929, il rencontre Chick Weeb, et enregistre avec lui. Il rencontre aussi Hilton Jefferson ; puis il retourne à Little Rock. Louis Jordan commence à avoir de la notoriété. Il est engagé par Charlie Gaines à Philadelphie (où il s’installe) en 1932. Il expérimente sa pratique du Blues. En décembre 1932, avec Charlie Gaines, il rencontre et accompagne Louis Armstrong dans le New Jersey, précisément à Camden. Deux années plus tard, il enregistre I Can’t Dance, I Got Ants In My Pants avec Clarence Williams. En 1935, Louis Jordan rentre chez Leroy Smith et son orchestre. La musique qu’il joue là-bas est un peu plus différente de celle qu’il a l’habitude de jouer ; elle est plus « douce ».

En 1936, date importante, Louis Jordan obtient la carte du syndicat des musiciens New yorkais. Grâce à cette carte, des perspectives musicales s’ouvrent à lui. Il rencontre à nouveaux Chick Webb, devenu très connu.

Sur le devant de la scène

Louis Jordan rencontre Ella Fitzgerald (ayant jouée avec Chick Webb au Savoy d’Harlem) dans ces années là. Chick Webb, lui et elle jouent à New York au Elks.[1]. Louis Jordan quitte pour de bon Chick Webb en 1938 et crée son propre groupe. Ce dernier est premièrement appelé Louis Jordan’s Elks Rendez-vous Band, en référence au lieu où il jouait avant. Puis il renomme son groupe Louis Jordan and His Tympany Five. Sa maison de disque est Decca où il signe en 1938. Peu à peu, au cours des années suivantes, il devient lui et ses disciples, l’une des plus grandes stars du monde.

De 1942 à 1950, il est très célèbre et enregistre de nombreux tubes à succès. Il est surnommé « King of the Jukebox ». La raison de sa gloire provient de son style de musique : il mélange le blues, le Jazz, la musique country, l’humour entre autres pour former un « bouillonnant » Rhythm and Blues. Parmi ses plus grands morceaux de l’époque, on retient essentiellement Caldonia (aussi connu sous le titre « Caldonia Boogie »), Is You Is or Is You Ain’t My Baby ?, Let The Good Times Roll, Early In The Morning par exemple. Il a influencé un grand nombre de musiciens, et il est considéré comme le « grand-père du Rock’n Roll ». Il joue parfois accompagné par Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, Bing Crosby, etc… Son succès est tel qu’en novembre 1946, il occupe simultanément les quatre premières places du classement R&B avec « Choo Choo Ch’boogie », « Ain’t That Just Like A Woman », « Stone Cold Dead In The Market » et « That Chick’s Too Young To Fry ». Durant ses années, il est l’un des seuls musiciens noirs (avec Nat King Cole) à percer dans les hit-parades blancs. Il apparaît aussi dans de nombreux films musicaux.

Mais à partir des années 1950, c’est la décadence.

Décadence

Comme nous l’avons dit, Louis Jordan est sur une pente descendante. Plusieurs causes en sont responsables : problèmes personnels, de santé, et dans tout cela un public lassé qui voudrait qu’il change et modernise sa musique. C’est aussi l’époque où le Rock’n Roll naît. Pendant cette époque, il essaye sa musique en Big Band. Ses principaux morceaux de l’époque sont Baby, It’s Cold Outside, I’ll Never Be Free entre autres. En 1954, son contrat avec Decca expire et n’est pas renouvelé.

Au cours des années suivantes, malgré des concerts un peu partout dans le monde (Angleterre, France, Extrême-Orient), il ne connaît plus la gloire d’avant. Il continue à enregistrer sporadiquement des disques pour divers labels jusqu’en 1974. Après un premier infarctus en septembre 1974, il meurt à Los Angeles le 4 février 1975 d’une crise cardiaque. Actuellement peu connu, il fut, pendant la grande époque du Rhytm and Blues, très célèbre. Il est classé parmi les « cinq plus grands musiciens noir du Rhythm and Blues » : Ray Charles, James Brown, Aretha Franklin, les Temptations et lui.

Il entre au Rock and Roll Hall of Fame en 1987 dans la catégorie « Early Influence ». En 1999, le bluesman B. B. King consacre un album hommage à l’idole de sa jeunesse : Let The Good Times Roll, The Music Of Louis Jordan.

Discographie

Principaux singles

* jan. 1942 : I’m Gonna Move To The Outskirts Of Town
* jan. 1944 : G.I. Jive / Is You Is Or Is You Ain’t
* mai 1945 : Caldonia boogie
* oct. 1945 : Buzz Me
* mars 1946 : Beware
* juin 1946 : Stone Cold Dead in the Market (He Had It Coming) (avec Ella Fitzferald)
* juil. 1946 : Choo Choo Ch’boogie
* fév. 1947 : Open the Door, Richard
* nov. 1946 : Ain’t Nobody Here But Us, Chicken / Let The Good Times Roll
* sept. 1949 : Saturday Night Fish Fry
* juin 1952 : Jordan For President

Albums

Liste exhaustive. À cette époque, les artistes enregistraient essentiellement des singles et rarement des albums complets.

* août 1946 : Louis Jordan & his Tympany Five
* mars 1948 : Louis Jordan & his Tympany Five, vol. 2
* fév. 1957 : Somebody Up There Digs Me
* jan. 1958 : Man, We’re Wailing
* avr. 1958 : Come Blow Your Horn

Disponible en CD

Voici la liste des principaux disques enregistré par Louis Jordan

* 40 Great Tracks (European import)
* Let the Good Times Roll (European import)
* Jumpin & Jivin’
* V-disc Recordings (Dutch import)
* 5 Guys Named Moe (USA or Canadian import)
* One Sided Love/sakatumi (European import)
* Five Guys Named Moe-18tr- (USA or Canadian import)
* No Moe !/16 Greatest Hits (USA or Canadian import)
* Golden Options (Dutch import)8,
* Essential Recordings (European import)
* Definitive Jumpers (Japanese import)
* Live Jive (USA or Canadian import)
* Louis & His Tympa Jordan Jukebox Hits 1942-1947 v. (European import)
* Louis & His Tympa Jordan Jukebox Hits 1947-51 v.2 (European import)
* Louis & His Tympa Jordan Saturday Night Fish Fry (European import)
* Jazz Archives 206 (Dutch import)
* Let the Good Times Roll (USA or Canadian import)
* G.i.jive (Dutch import)
* Rock ‘n’ Roll With (Dutch import)
* Louis/tympany 5 JordanMan Alive, It’s Jumping j (European import)

Source: Wikipédia

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