violon

Christian Escoudé , guitariste


Christian Escoudé rend un hommage complet aux différentes facettes de la musique de Django. En changeant d’instrumentation, comme l’avait fait le génial gitan, Christian et ses comparses retrouvent les couleurs d’antan, leur donnent une nouvelle perspective approchant des répertoires plus rares et tout autant fascinants. La présence de ces super-solistes fera de cette carte blanche à Christian Escoudé un moment unique de communication et de bonheur !

Christian Escoudé

Christian Escoudé (né le 23 septembre 1947 à Angoulême) est un guitariste et compositeur de jazz français.

Biographie

Né d’un père gitan et guitariste, une mère charentaise, Christian Escoudé naît en 1947. Son père fait les bals musette de la région. Il voue une passion sans bornes à Django Reinhardt qu’il transmet à son fils qu’il initie à la guitare à l’âge de 10 ans. À 15 ans, Christian embrasse la carrière de musicien.

Christian Escoudé fait partie de cette petite famille de guitaristes de jazz issus du milieu manouche : à ce titre, il s’est forgé un style de guitare dans les canons du jazz bop, largement teinté d’influence tsigane. Il fait preuve d’un grand sens mélodique, où pointent des inflexions « gitanes », comme le vibrato et le portamento, de beaucoup de chaleur dans le phrasé et d’une belle générosité de son. Il se signale par sa façon toute personnelle d’utiliser les arpèges sur les systèmes demi-ton/ton.

Au Jazz In, où il se produit en 1972 « after Hours », il rencontre Eddy Louiss, Bernard Lubat et Aldo Romano.

Plus tard, il rejoint Didier Levallet (Swing String System), Michel Portal Unit.

En 1976, l’Académie du jazz lui décerne son prix Django Reinhardt, tandis qu’un nouveau quartette (avec Michel Graillier, Aldo Romano, et Alby Cullaz ; puis Jean-François Jenny-Clark prend tournure. On l’entend (en free-lance) aussi bien chez Michel Portal qu’avec Slide Hampton, Martial Solal ou Jean-Claude Fohrenbach.

En 1978, le Festival de Nice est pour lui l’occasion d’enregistrer avec le quartet de John Lewis et de jouer avec Stan Getz, Bill Evans, Philly Joe Jones, Freddie Hubbard, Lee Konitz, Shelly Manne, Elvin Jones…

À partir de 1978, il participe presque chaque année au Festival de Samois, organisé en hommage à Django Reinhardt. En 1979, il est au Festival de Dakar, complétant le trio René Urtreger-Pierre Michelot-Daniel Humair.

Au cours de l’été 1980 John McLaughlin le convie à une tournée en duo qui le conduit aux États-Unis, Brésil et Japon.

En 1981, il entre dans le grand orchestre de Martial Solal. L’année suivante, il se produit dans un quartette aux côtés de Shelly Manne. De retour en France, il en crée un avec Olivier Hutman (claviers), Nicolas Fitzman (b, bg) et Jean-My Truong (percussion) – ces deux derniers seront remplacés par Jean Marc Jafet et Tony Rabeson.

En 1983, débute un duo avec Didier Lockwood qui débouche en 1984 sur un trio avec Philip Catherine.

En 1985, il joue avec Capon et James Carter puis forme le « Trio Gitan » avec Boulou Ferré et Babik Reinhardt.

En 1987, il joue en duo avec Michel Graillier, John Thomas, avec le « Trio Gitan », puis encore avec Capon-Carter.

Début 1988 naît un nouveau quartet avec Jean-Michel Pilc, François Moutin et Louis Moutin. L’année suivante, il forme un octet à quatre guitares (Paul Challain Ferret, Jimmy Gourley, Frédéric Sylvestre), accordéon (Marcel Azzola), violoncelle (Vincent Courtois), basse (Alby Cullaz) et batterie (Billy Hart).

New York, 1990 : il joue au Village Vanguard avec Pierre Michelot, Hank Jones et le batteur Kenny Washington.

En 1991, entouré d’un orchestre à cordes, il enregistre onze compositions de Django Reinhardt. En 1992, son « Gipsy Trio » (Challain Ferret, Sylvestre) s’augmente de Babik Reinhardt ou Biréli Lagrène, et l’année suivante, à Los Angeles, il enregistre entouré de Lou Levy, Bob Magnusson et Billy Higgins.

Sous le label EmArcy, les bureaux parisiens de Verve lui proposent, de 1989 à 1994, 7 albums : Gipsy Waltz / 1989 / Marcel Azzola / Live at the Village Vanguard / Plays Django Reinhardt / In L.A.-Standards Vol.1 / Cookin’in Hell’s Kitchen

En 1996 sort At Duc des Lombards (avec Emmanuel Bex à l’orgue Hammond, eten 1998 : A suite for Gypsies.

En 1998, il crée et enregistre « A Suite for Gypsies », œuvre de Jazz rock, fusion dédiée à la mémoire des enfants gitans morts dans les camps de concentration.

En 2003, l’année du cinquantième anniversaire de la mort de Django Reinhardt, il crée un big band (17 musiciens) avec lequel il explore l’héritage musical de Django en y apportant son style et ses propres idées harmoniques et rythmiques.

En 2004 il constitue « Le nouveau trio gitan », réunion de 3 guitaristes ayant l’ouverture d’esprit nécessaire à une expression musicale d’actualité, sans renier les racines dont ils sont issus (actuellement avec Martin Taylor et David Reinhardt).

En mars 2005 est sorti, chez Nocturne, « Ma ya ». Ya avec son nouveau sextet (Progressive Sextet) composé de Marcel Azzola, Jean-Baptiste Laya, Sylvain Guillaume, Jean-Marc Jafet et Yoann Serra.

Christian Escoudé a composé ou participé à près de 40 albums.

Site officiel: http://www.christianescoude.com/

Stéphane Grappelli, violoniste


Blue Moon – Stephane Grappelli
Stephane Grappelli and Martin Taylor in Australia in 1990. Jon Burr on bass.

Stéphane Grappelli (26 janvier 1908 – 1er décembre 1997) était un violoniste et jazzman français. Il fit partie des plus grands violonistes de jazz du XXe siècle et créa le « Quintette du Hot Club de France » avec Django Reinhardt.

Biographie

Stéphane Grappelli est né à Paris le 26 janvier 1908, de père italien, Ernesto, marquis né à Alatri, et de mère française, Anna-Emilie Hanocque, née à Saint-Omer. Il perd sa mère à l’âge de quatre ans. C’est vers l’âge de douze ans qu’il commence à jouer du violon dans les rues et les cours d’immeubles, pour rapporter un peu d’argent à la maison. Il débute sa carrière professionnelle en 1923 comme violoniste et pianiste dans les cinémas, pour accompagner les films muets.

En 1931 et 1932, Stéphane Grappelli joue dans l’orchestre du club la « Croix du Sud », dirigé par André Ekyan, au côté de Django Reinhardt et Alix Combelle.

Il crée, en 1934, le Quintette du Hot Club de France avec entre autre Django Reinhardt. Quand la guerre éclate, il se trouve en tournée en Angleterre. Django rentre aussitôt en France mais Stéphane, malade, reste bloqué à Londres. Il sera remplacé à Paris par le clarinettiste et saxophoniste de jazz Hubert Rostaing. Stéphane grappelli y passera la guerre, y jouant notamment avec le pianiste George Shearing. Il y développera sa carrière de manière importante, peaufinant et affinant sa technique, son style, sa musicalité, et y composera beaucoup. Quand il retrouve Django, en 1946, ils jouent et enregistrent spontanément La Marseillaise rebaptisée Echoes of France[1] pour cause d’enregistrement en Angleterre. Cet enregistrement fera scandale, et la matrice sera d’ailleurs détruite[2]. Après son partenariat avec Reinhardt – qui donna naissance à ce qu’on appelle maintenant le swing Manouche, il enregistre plus d’une centaine de disques avec les grands musiciens de la planète, notamment avec Oscar Peterson, Jean-Luc Ponty, Philip Catherine, Michel Petrucciani, le chanteur Paul Frederic Simon, David Grisman ou encore Yehudi Menuhin ; sans oublier ses collaborations avec des grands noms de la musique du monde, tel que le violoniste indien Lakshminarayana Subramaniam. Il a également joué du violon sur le titre Wish You Were Here des Pink Floyd.

Il est aussi le compositeur et interprète des morceaux originaux constituant la bande-son du film Les Valseuses de Bertrand Blier sorti en 1974, ainsi que de la musique de Milou en mai, film de Louis Malle de 1989.

Discographie

Albums

* Improvisations (Paris, 1956)
* Djangoly: Django Reinhardt the gypsy genius (1936 to 1940)
* Stéphane Grappelli et Django Reinhart the Gold Edition (1934 to 1937, copyright 1998)
* Stéphane Grappelli 1992 Live (1992, Verve)
* Stéphane Grappelli à Tokyo (1991, A & M records)
* Just One Of Those Things (1984, EMI Studios)
* Stéphane Grappelli Live at the Blue Note (1996, Telarc Jazz)
* Bill Coleman avec Django et Stéphane Grappelli 1936 à 1938 (reprise 1985, DRG Records)
* Fascinating Rhythm (1986, Jazz Life)
* Parisian Thoroughfare (1997, Laserlight)
* Martin Taylor Reunion (1993, Linn Records)
* The Intimate Grappelli (1988, Jazz Life)
* Jazz Masters (20+-year compilation, 1994, Verve)
* Michelle Legrand (1992, Verve)
* Oscar Peterson Skol (1979, reprise 1990 Pablo)
* Hommage à Django (1972, reprise 1976 Classic Jazz)
* Bach to the Beatles (1991, Academy Sound)
* Stéphane Grappelli Plays Jerome Kern(1987, GRP)
* How Can You Miss, with Louis Bellson and Phil Woods (1989, Rushmore)
* Young Django (1979, MPS)
* Live in San Francisco (1986, Blackhawk)
* 85 and Still Swinging (1983, Angel)
* Vintage 1981 (1981, Concord)
* Jean-Luc Ponty Violin Summit (1989, Jazz Life)
* Martin Taylor: We’ve Got The World on a String (1984, EMI)
* Stuff Smith: Violins No End (1984, Pablo)
* Sonny Lester Collection (1980, LRC)
* Stéphane Grappelli et Joe Venuti: Venupelli Blues (1979, Affinity)
* Shades of Django (1975, MPS)
* Afternoon in Paris (1971, MPS)
* Live at Carnegie Hall (1978, Signature)
* Jazz ‘Round Midnight (1989, Verve)
* Unique Piano Session Paris 1955 (1955, Jazz Anthology)
* Stéphane Grappelli and Cordes (1977, Musidisc)
* Satin Doll (1975, Vanguard)
* Manoir de mes rêves (1972, Musidisc)
* Grappelli joue George Gershwin (1984, Musidisc)
* Stéphane Grappelli (PYE)
* Stéphane Grappelli – i got rhythm! (1974 Black Lion Records) with Diz Disley, Denny Wright and Len Skeat recorded at the Queen Elizabeth Hall, London, 5th November, 1973
* Diz Disley Live at Carnegie Hall (1983, Dr Jazz)
* The Rock Peter and the Wolf (1976 RSO Records) (2007 CD Verdant Records) with Jack Lancaster, Phil Collins, Brian Eno, Gary Brooker, Gary Moore, Alvin Lee. Manfred Mann etc.

Collaborations

* Stéphane Grappelli et Claude Bolling: First Class (1992, Milan)
* Stéphane Grappelli et Gary Burton: Paris Encounter (1972, Atlantic)
* Stéphane Grappelli et Hubert Clavecin: Dansez sur vos souvenirs (Musidisc)
* Stéphane Grappelli et David Grisman Live (1981, Warner Brothers)
* Stéphane Grappelli et Barney Kessel: Remember Django (1969, Black Lion)
* Stéphane Grappelli et Barney Kessel: Limehouse Blues (1972, Black Lion)
* Stéphane Grappelli et Yo Yo Ma: Anything Goes (1989)
* Menuhin et Grappelli jouent Berlin, Kern, Porter and Rodgers & Hart (1973 to 1985, EMI)
* Stéphane Grappelli et Yehudi Menuhin: Jalousie (1975, EMI)
* Stéphane Grappelli et Helen Merrill (1986, Music Makers)
* Stéphane Grappelli et Oscar Peterson (1973, Musicdisc)
* Stéphane Grappelli et Jean-Luc Ponty: Compact Jazz (1988, MPS)
* Stéphane Grappelli et le Trio George Shearing: La Réunion (1977, MPS)
* Stéphane Grappelli et Martial Solal (1980, MPO)
* Stéphane Grappelli et Martial Solal: Olympia 1988 (1988, Atlantic)
* Stéphane Grappelli avec Marc Fosset Stephanova (Concord Jazz, 1983)
* Stéphane Grappelli et le docteur L. Subramaniam: Conversations (1992, Milestone)
* Stéphane Grappelli et Toots Thielemans: Bringing it Together (1984, Cymekob)
* Stéphane Grappelli et McCoy Tyner; One on One (1990, Milestone)
* Stéphane Grappelli et Joe Venuti: Best of Jazz Violins (1989, LRC)
* Violin Summit: Stéphane Grappelli, Stuff Smith, Svend Asmussen, Jean-Luc Ponty (1967, Polygram)
* Stéphane Grappelli et Baden Powell: La grande Réunion (1974, Accord)
* Stéphane Grapellli et Paul Simon « Paul Simon » (9) 1972 Hobo’s Blues (Columbia 1972)
* Stéphane Grappelli et Earl Hines: Stéphane Grappelli rencontre Earl Hines

Source: Wikipédia

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